BDSM: Comment reconnaitre un faux dominant


Le présent article présente le dominant au masculin et la soumise au féminin, mais ça vaut autant pour les fausses dominantes et ainsi que les soumis masculins, ou toute autre identité de genre dans toute sa diversité. Bref, l’idée n’est pas d’exclure qui que ce soit du texte, mais d’alléger la lecture tout simplement.

 

Préambule

Ah! Les fakes doms! On en entend dont parler! Il s’agit d’hommes, de femmes aussi, qui se servent de l’étiquette de Dominant(e) pour justifier des comportements douteux et arriver à des fins qui n’ont rien à voir avec le BDSM. Ils choisissent souvent des personnes soumises qui débutent comme proie et leurs motivations sont les suivantes:

  • Le sexe kinky facile (le cas le plus fréquent)

  • L’obtention de photographies particulières à distribuer ensuite sur le web

  • L’abus psychologique, physique ou financier

  • La vengeance ou tout autre sombre dessein qui n’a rien à voir avec le BDSM.

Ces faux dominants sont bourrés de préjugés, ont un imaginaire exagéré autour du BDSM et ils cherchent à profiter de l’autre plutôt que bâtir une réelle relation. Parfois aussi, ils sont excellents pour détourner les questions ou trouver des explications qui vous paraitront extrêmement logiques et absolument impossible à vérifier. Des phrases comme :

« Fais-moi confiance. »

« Mon ancienne soumise veut garder l’anonymat absolument, elle ne m’autorise pas à donner son identité. »

« Je préfère jouer chez toi plutôt qu’en donjon pour qu’on crée notre bulle et que tu te concentres mieux sur ton apprentissage. »

« Je sais ce que je fais, et même si ça te semble bizarre en ce moment, ça fait partie de mon plan pour te faire progresser, tu verras! »

Et j’en passe. C’est si facile! Suffit d’avoir un minimum d’intelligence pour endormir n’importe quel débutant motivé avec des explications crédibles pour se sauver la face, au moins pour un certain temps. Ces menteurs sont passés maitres dans l’art de tromper, de mentir, de faire douter et de laisser planer une sorte d’hésitation. Et si vous les accusez de mentir, ce sera vous qui serez de mauvaise foi et qui ne veut pas s’impliquer ou s’investir, ce sera vous, la fausse sub!


Une chose est certaine, la domination ne devrait jamais être malsaine et d’emblée, si une petite lumière s’allume dans ta tête que quelque chose ne va pas, c’est une très bonne idée d’investiguer à savoir si tes doutes sont fondés. La confiance, le respect et surtout la soumission, ça se mérite! Toi, qui me lis en ce moment, sois prudent. Donne la chance, mais sois méfiant. Questionne, sans hésitation aussi! Et vérifie auprès de tes amis ou d’un mentor si les réponses ont du sens, si nécessaire.

 

Je poursuis sur une citation de l’œuvre de Mikael Makai à propos des relations D/s VS l’abus :

“For anyone who cares to look beyond the superficial, it’s usually pretty easy to discern the differences between a consenting, trusting and mutually pleasurable activity and abuse.  The differences are stark, and obvious.  D/s is about loving; abuse is about hurting. A healthy D/s relationship is built on trust and real consent; abuse is almost always a breach of trust and a matter of coercion. A healthy D/s relationship requires and builds mutual respect; abuse is demonstration of a profound lack of respect. A healthy D/s relationship builds self-esteem; abuse destroys it. Healthy D/s and BDSM activities involve the planned, controlled application of pain, restraint or humiliation; abuse is typically spontaneous and out of control. In any consensual BDSM activity, a Bottom can stop the scene at any time with just a word; in an abusive situation, a victim wishes such a thing were possible, but it is not.”

Pour faire une traduction rapide, la relation D/s est une relation d’amour, de respect mutuel, de confiance et de consentement, elle aide à augmenter l’estime de soi. L’inverse s’appelle plutôt de l’abus.

 

Je dépose également une autre citation intéressante du site Dom Sub Living :


“Un faux dom varie de la personne qui est clairement débutante jusqu’à l’individu expérimenté et abusif. Le Meilleur moyen de repérer un faux dominant est de les amener à parler pour savoir à quoi ils pensent. Ce serait une bonne idée de leur demander: “Qu’est-ce que ça veut dire pour toi être un Dominant? » ou « L’entrainement que tu fais faire à ta soumise consiste en quoi? ».  Une autre chose que la soumise peut faire est de demander des références d’autres soumises ou membres de la communauté BDSM. Si le dominant refuse ou argumente que son ancienne sub était une folle, c’est un red flag qui peut cacher quelque chose » (texte original en anglais, traduction libre).

 

Finalement, je ne ferai pas l’éloge de toutes les qualités que doivent posséder un VRAI Dominant. Il en existe plusieurs styles, plusieurs personnalités, et loin de moi l’idée de brosser un portrait stéréotypé et toxique de ce que devrait être un Dominant. Toutefois, je peux vous dresser la liste des red flags qui devraient alerter et il y a fort à parier qu’un fake dom en aura plusieurs, voire tous!

 

 

16 Red flags à ne pas ignorer

1. Il ne présente pas les caractéristiques d’un Dominant dans la vie vanille

Les personnes Dominantes ont en général des traits de personnalités qui s’alignent parfaitement avec cette dominance. Leur leadership est assez naturel, ils sont méticuleux, organisés, responsables, bienveillants et savent maitriser leurs émotions. Comme je le dis régulièrement, la première personne qu’un Dominant devrait tenter de dominer, c’est lui-même! S’il n’arrive pas à se gérer, comment va-t-il prendre soin d’une personne soumise et gérer son entrainement?

 

2. Il néglige toutes les bases, comme la terminologie, la liste de limites, le safeword, le contrat ou encore les principes SSC (safe, sain et consensuel)

Un Dominant devrait être informé un minimum avant de jouer. Il devrait connaitre les termes et les techniques des jeux qu’il tente d’expérimenter. Nous sommes tous nouveaux un jour, mais s’informer est la base et recevoir des formations aussi (on en donne en donjon, sur internet, etc).

Aussi, une relation D/s devrait commencer par une négociation neutre des limites, des termes de la relation, des besoins de chacun et j’en passe. Avant même de faire un quelconque geste ou parole se rapportant au BDSM, la discussion et négociation devrait être faite. Un faux dominant va être empressé de jouer, il ne posera pas de question sur les limites, il n’établira pas de safeword et se justifiera en disant que c’est bon juste pour les jeux extrêmes ou qu’il ne pensait pas qu’à ce stade, c’était nécessaire. Il ne présentera pas de proposition de contrat non plus. Un véritable Dominant aurait parcouru toutes ces étapes avant de jouer.

 

3. Quelqu’un qui impose ses règles avant la négociation, dit des noms de sub (ex.: bonne fille!), dit ce qu’il ferait, insulte, donne des ordres, bref qui joue trop tôt

Dans le même ordre d’idées que le paragraphe précédent, toute forme de jeu devrait être faite APRÈS avoir négocié tous les termes de l’entente sur une base équitable et neutre, sans aucune forme de hiérarchisation dans la discussion. La personne soumise ne devrait sentir aucune pression à formuler ses besoins, ses envies et surtout ses limites lors de cette discussion. Sauf s’il s’agit d’un protocole de jeu 24/7 (permanent) convenu par les deux parties, en dehors des périodes de jeu, la relation devrait être neutre et égalitaire.

 

4. Lors de la négociation des envies et limites, il accepte, de la part de la personne soumise, des réponses comme « n’importe quoi » ou « je n’ai aucune limite »

Encore une fois, c’est une excellente démonstration de son manque d’expérience s’il accepte ce genre de réponse. Pire, s’il est enthousiaste, courez! Une personne soumise a toujours des limites et elle doit les communiquer adéquatement. Malheureusement, pour plaire, certaines personnes soumises vont laisser croire qu’elles sont prêtes à tout. Ça c’est une erreur grave de leur part et les faux dominants auront tôt fait de sauter sur cette occasion en or! En réalité, c’est non seulement mauvais, c’est carrément dangereux de jouer avec une personne sans établir de limites si les deux n’ont pas l’expérience nécessaire à ce type de dynamique très poussée. Et ça, un véritable Dominant le sait!

 

5. Il se sert de ses années d’expérience pour se donner de l’importance

Si une chose est certaine, c’est que l’expérience du BDSM ne se mesure pas en années. Un Dominant pourrait facilement faire partie de la communauté activement depuis 5 ans en ayant joué seulement deux ou trois fois en réalité, ce qui ferait de lui encore un débutant. On peut apprendre beaucoup en lisant, mais le BDSM s’apprend réellement en expérimentant la dynamique dans le réel et à plusieurs reprises. Chercher à épater la galerie avec des années d’expérience est un red flag éventuel. En fait, chercher à épater la galerie tout court est un red flag. Un Dominant n’a pas à être prouvée. Le Dominant apprend à mériter la soumission de la personne avec qui il est en dynamique. Le reste du monde lui importe peu et il ne cherche à pas prouver quoi que ce soit avec des paroles. Ses actes démontrent à la place des mots qu’il mérite son titre. 

 

6. Il est nouveau, mais se donne le titre de Maitre (ou tout autre titre qui ne lui va pas)

Sur le site web Dom Sub Living, l’auteur les qualifie d’«overconfident newbie». Les gens qui débutent et qui prennent le cheminement au sérieux vont habituellement être frileux à s’accorder eux-mêmes un quelconque titre. Ils mentionnent souvent qu’ils débutent et qu’ils ont encore à apprendre. Un faux dominant évite toutes ces marques d’humilité, il se dit dominant sans hésitation et il ajoute même parfois qu’il est expérimenté pour augmenter sa crédibilité. Il demande de se faire appeler Monsieur par tout le monde. Il peut même s’octroyer lui-même le titre de Maitre, quand en réalité, ce titre est donné par les pairs aux plus connaisseurs ou porté par les propriétaires d’esclave, une pratique qui ne devrait jamais être faite par des débutants. Pire encore s’il invente des titres qui n’existent même pas dans le milieu, juste pour impressionner une soumise débutante! Aussi, dans certaines régions de l’Europe francophone, le vouvoiement est de coutume dans le milieu et même exigé comme marque de respect. Cela dit, au Québec, il n’est pas une pratique reconnue d’emblée comme universelle et, tout comme les titres, exiger un vouvoiement de toute personne soumise (y compris celles qui ne sont pas en dynamique avec lui), ou trop tôt dans la relation, est un red flag.

 

7. C’est un fantôme!

Il refuse de sortir en donjon, refuse les apparitions publiques, n’a aucune référence de personne qui le connait comme dom? Il refuse de donner son véritable nom, son numéro de téléphone et son adresse, mais exige ces informations de la soumise? Ça devrait t’alerter. Une personne qui n’accepte pas de fréquenter le milieu, que ce soit virtuellement ou en présentiel, a possiblement quelque chose à cacher. Si ses références ne sont que des noms sans possibilité de contacter ces personnes, ça devrait vous alerter. Il pourrait même essayer de vous faire croire que c’est seulement parce que vous débutez que vous ne les connaissez pas, « ils sont pourtant bien connus, tu devrais savoir ça si tu avais pris la peine de t’informer ». Entends-tu la cloche sonner? S’il ne veut rencontrer la soumise que dans un endroit privé, c’est un red flag à considérer. S’isoler seul avec un inconnu à qui on donne du pouvoir est potentiellement très dangereux.

 

8. Il présente le sexe trop rapidement ou le rend obligatoire dans les jeux

Le fait est que le BDSM est un état d’esprit, une relation entre deux personnes et non une histoire de sexe à la base. Même si le sexe est parfois, ou souvent, impliqué dans les jeux, le but premier du BDSM n’est pas sexuel. Dans cette optique, les faux dominants qui sont là pour fantasmer seulement se repèrent assez facilement. Les faux soumis aussi d’ailleurs pour cette même raison! Leur discours tourne autour du sexe à une vitesse folle! Au début ils sont gentils et neutres, mais ils n’arrivent pas à retenir bien longtemps leurs remarques ou questions sur la sexualité. Une fois en jeu, l’intention sexuelle n’est jamais bien loin.

 

Je vais ajouter un bémol ici, plusieurs sont en réalité des kinksters sans le savoir et ne sont pas nécessairement mal intentionnés. Suite au succès d’œuvres tel que 50 nuances de Grey, le terme « dominant », ou son homologue féminin, a été distribué et utilisé à toutes les sauces, en particulier par les hommes et les femmes qui aiment une sexualité un peu plus brutale que la moyenne. Je vous invite à lire mon article sur le sujet ici pour découvrir qu’aimer taper des fesses en faisant l’amour ne fait pas de vous un dominant. Hey non!

 

9.  Il se sert de son titre pour justifier un comportement sexuel douteux

Malheureusement, certains faux dominants vont utiliser ce rapport de force pour justifier leurs comportements douteux, comme par exemple, refuser de porter le condom. Ce genre de faux dom peut mettre enceinte une femme de cette manière ou lui refiler une maladie pour, évidemment, la laisser tomber ensuite.

Ils se servent aussi de ce statut pour se donner le droit de poser des gestes sexuels qui sont non consentis, comme la pénétration anale par exemple. Le fait d’être un Dominant n’accorde aucun droit sexuel supplémentaire et ne donne surtout pas le droit de dépasser les limites de quelqu’un. Le fait de donner du pouvoir à quelqu’un ne lui donne pas le droit de commettre une agression sexuelle.

 

10. Il ne fait pas d’aftercare

L’aftercare est une partie importante de la scène de jeu BDSM. Les dominants qui manquent d’expérience ou les faux dominants ont tendance à l’escamoter ou le prendre à la légère. Après chaque jeu, qu’il soit physique, sexuel ou psychologique, il est important de faire un aftercare adéquat. Si votre dominant n’en fait pas, il serait bon de le questionner à savoir pourquoi et établir vos besoins en la matière avant de vivre un subdrop désagréable.

Pour en savoir plus sur l’aftercare, cliquez ici.

 

11. Dépasse les limites sous prétexte de dépassement de soi, d’être plus performante, de m’entrainer à la douleur, de me rendre endurante, etc

Dépasser les limites de l’autre n’est pas acceptable. Tout simplement. Pour amener l’autre à ce dépasser, on joue près de sa limite, on joue avec ce qui est difficile à supporter, mais JAMAIS on ne dépasse la limite, en particulier si le safeword a été prononcé. Mais même sans que le safeword ait été dit, le Dominant devrait toujours connaitre les limites de sa soumise et ne jamais les dépasser. Dans le doute, c’est non! Dans la même veine, un dominant qui attend d’être en jeu pour négocier les limites ou proposer de les dépasser a un comportement douteux. Une personne en jeu se trouve en position d’infériorité et de vulnérabilité, sous pression aussi. Elle n’est pas dans de bonnes dispositions pour émettre un jugement éclairé.

 

12. Accuse l’autre de ne pas être une vraie soumise sans argumentation valable si elle refuse de faire quelque chose ou que son comportement ne lui convient pas.

Ça, ça s’appelle de la manipulation. Remettre en cause la nature de l’autre parce qu’il ne fait pas ce qu’on veut, ça revient à du chantage et de la manipulation. Dans le même ordre d’idées, lui dire : « tu es une bonne soumise, donc tu vas faire ça », c’est une autre forme de manipulation. La personne qui s’oppose deviendrait par conséquent automatiquement l’inverse, de son propre chef. Trop peu de gens débutants auront la force mentale de repérer et résister à ce genre de chantage.

 

13. Il ne demande jamais de feedback

Pour évoluer ensemble, le duo doit échanger sur les périodes de jeu et donner du feedback. Un faux dominant va parler de lui, mais il ne s’informe pas du vécu de sa soumise, sauf si c’est pour se valoriser lui-même. Il ne semble pas tirer d’apprentissage de ces discussions post-scène non plus si la soumise s’exprime par elle-même sur son vécu. Pire, la soumise n’est pas autorisée à parler du tout. Sinon il l’accuse de se plaindre et lui demande de se taire!

 

14. Il joue/punit sous l’effet de la colère

Même lorsque la personne soumise désobéit ou fait une faute, la colère ne devrait jamais être impliquée dans le jeu. Sous l’effet de la colère et de l’adrénaline, il pourrait perdre le contrôle de lui-même et être plus violent que souhaité, dépasser une limite ou même blesser sa partenaire. Il y a une différence entre être strict, autoritaire et être colérique. Un Dominant sait maitriser ses propres émotions. C’est un pré requis.  

 

15. Il traite la soumise de chochotte, teste les limites, dénigre les limites

Même à la blague, dénigrer les limites d’une personne en position de soumission est une manipulation qui peut générer des dommages psychologiques. Parfois, ce type d’humiliation peut faire partie d’un jeu négocié et consenti, et il aura besoin d’un aftercare important qui suivra ce jeu d’ailleurs, pour s’assurer que l’intégrité mentale de la soumise n’est pas abimée. En dehors de ce contexte, le dominant ne devrait pas tenter de pousser les limites de la soumise en la dénigrant.

La manipulation peut aussi revêtir une autre forme : l’ignorance volontaire. Ainsi, la soumise ne reçoit de l’amour et de l’attention que si elle fait ce que le dominant demande. Si elle refuse en raison de limites personnelles, elle sera privée d’amour et de considération. Ainsi, petit à petit, elle est obligée de dépasser ses limites pour maintenir la relation ou obtenir ce dont elle a besoin de son côté.

Le dominant ne devrait pas non plus tester volontairement les limites connues pour chercher à savoir si la soumise va les maintenir et dire son safeword, peu importe la nature du geste. S’il avait été convenu qu’un élément X était une limite, cette limite doit être respectée et la seule personne qui pourra décider qu’elle n’en est plus une, c’est la soumise elle-même, à la suite d’une réflexion personnelle, exempte de toute pression de la part du Dominant.

 

16. Il boit pendant une scène de jeu

Boire de l’alcool diminue les facultés, on le sait tous. Il ne faut pas beaucoup d’alcool pour que le jugement soit altéré, les réflexes ralentis et les inhibitions (donc la petite voix qui nous empêche de mal nous conduire) envolées! On ne devrait JAMAIS jouer sous l’influence de l’alcool. Tout véritable Dominant sait ça.

 


Quelques autres red flags

  1. Il est impatient, ça ne va jamais assez vite pour lui

  2. Il ne montre aucune forme d’empathie envers la personne soumise

  3. Il n’aime pas trop répondre aux questions sur le BDSM

  4. Le rejet ou un refus lui déplait ou le met en colère

  5. Il a écouté beaucoup de porn ou 50 nuances, et son expérience se base là-dessus. Il en parle souvent et s’en sert comme exemple.

  6. Il n’a pas de mentor ou considère que c’est inutile autant pour le Dominant que la personne soumise.

  7. Il n’aime pas que la personne soumise soit mentorée par quelqu’un qu’il n’aura pas lui-même choisit (isoler pour mieux contrôler!)

  8. Il pousse la soumise à quitter son travail, ses amis, sa famille, ou tout autre point d’ancrage important qui pourrait brimer sa tentative de contrôle

  9. Il ne permet d’appeler qu’à des heures très précise ou de se présenter chez lui sur invitation seulement (il ne faudrait pas que sa femme vous découvre!).

  10. Il cumule les soumises et les collectionne, sans avoir l’expérience nécessaire pour s’en occuper adéquatement.

  11. Il incite la soumise à s’adapter à lui, mais ne s’adapte pas à elle de son côté

  12. Il ne porte pas attention au non-verbal de la soumise

  13. Il perd le focus en période de jeu, s’éparpille

  14. Il fuit les questions, reste évasif, ne sait pas quoi répondre, détourne

  15. Il coupe la communication sans donner d’explication

  16. Il envoie du contenu sexuel non sollicité

  17. Son expérience semble floue, approximative.

  18. Il exige de l’argent ou des cadeaux (même les dominateurs financiers sont très prudents sur ce point) et rien d’autre

  19. Il ne reconnait pas ses erreurs, évite la faute en disant qu’il est dom, il décide

  20. Il ne s’excuse pas non plus, il n’a aucun remords

  21. Il/elle montre des signes de misogynie ou de misandrie

  22. Il change souvent d’opinion

  23. Il ment

  24. Il est jaloux

  25. Il est continuellement en quête de reconnaissance/succès

  26. Il présente plusieurs visages opposés

  27. Il ne semble pas conscient du mal qu’il cause lorsqu’il en cause

  28. Il maintient la relation virtuelle sans jamais passer au réel, a toujours des excuses pour manquer un rendez-vous


Comme vous pouvez le constater, plusieurs signes peuvent alerter ou faire douter des bonnes intentions alléguées par l’aspirant dominant. La plupart sont du gros bon sens, mais souvent, c’est si habillement maquillé qu’il est parfois difficile de les repérer. Dans le doute, n’hésitez pas à avoir recours aux conseils qu’un mentor pour vous aider à déterminer si vous êtes en présence d’un faux dominant ou à intégrer un groupe sur le sujet pour poser vos questions et récolter une belle diversité d’avis d’autres personnes du milieu.


Si vous avez des questions, n’hésitez pas à vous joindre au groupe Facebook « La Kinky Room » qui regroupe les gens ayant un intérêt autour des pratiques sexuelles alternatives (kinky, libertinage, BDSM, etc.). Vous pourrez y poser toutes vos questions sur le sujet, rencontrer des gens qui ont les mêmes centres d’intérêt que vous ou encore faire des rencontres plus croustillantes si vous le souhaitez. Pour être ajouté à ce groupe privé, veuillez contacter Lady Bébelle par courriel via le formulaire de contact.

Pour des lectures croustillantes et émoustillantes, visitez l’onglet Publication dans le menu pour vous procurer mes recueils de nouvelles érotiques plus excitantes les unes que les autres !

 

Bibliographie

 


Image sociale: Photo by Redrecords ©️ from Pexels

Précédent
Précédent

Libertinage: comment apprivoiser une licorne

Suivant
Suivant

Les ressources pour commencer dans le BDSM